Pour être sûr de recevoir tous nos emails, ajoutez-nous à votre carnet d'adresses.
Si ce mail ne s'affiche pas correctement, suivez ce lien.

 

Compte rendu de la rencontre "Ail bio" du 11 mars 2020

  • Date : Le 14 mars 2020
  • Emetteur : Espagnacq Laurence
  • Services : Pôle Végétal & Environnement
  • Destinataires : M.Bollino, Camille Coste, participants de la rencontre
  • Mots clés : légumes bio, production, commercialisation circuits longs

Réf : Camille Coste, CDA 82 – L.Espagnacq, CDA 31

 
 

1 - Le GAEC

 

Mr David Trainini est en GAEC avec son père et sa tante.

180 ha de SAU avec maïs ensilage, méteil, soja, luzerne pour leur élevage bovin lait.

Conversion au bio en 2017 pour des motivations économiques notamment.

Production d’ail conventionnel depuis 30 ans et converti également l’ail en AB. Il fait sa première récolte ail bio en 2020.

Particularité de la démarche : le GAEC Trainini mutualise les moyens de production (planteuse, récolteuse, bineuse etc.) avec Mr Romain Manet (GAEC familial bovin lait) et Mr Piek. Il  leur loue des parcelles adaptées à cette culture (taux d’argile suffisant), sur l’exploitation des Trainini.

Mr Manet est aussi en GAEC familial bovin lait.

 

Une grande partie du matériel est en copropriété : les tracteurs, la herse étrille 12m, la bineuse… La planteuse d’ail pneumatique à trois rangs et la lieuse sont à M Trainini.

 Il y a un lieu de séchage pour l’ail.

2. L’Itinéraire cultural

 

L’expérience 2018 – 2019 :

Le champ était mal placé, loin, difficile à surveiller, sur des terres non propices à l’ail.

 

Un arrosage avant plantation est réalisé éventuellement pour favoriser la levée et éviter le développement de la pourriture verte. Deux coups passages de herse étrille et deux de bineuse, au total ont été réalisés mais ce n’était pas suffisant d’où un enherbement important de la parcelle.

Cet enherbement a impacté la récolte. Une partie a donc été faite à la main. L’ail a été récolté pour partie en fane et séché à la barre et l’autre partie, équeuté séché en dynamique pour vente en vrac une fois pelé / brossé et éraciné. Le rendement pour 600 kg semés avoisinait les 3 tonnes.

Ligne Directe Production, négociant présent sur la zone a acheté l’ail tressé en tresse de 0,5 kg et une calibre de  30 / 40 mm. Le prix équivalait les 10 euros/kg. L’ail gros, calibre 50 / 60 mm,  brossé et déraciné a été vendu à 5 euros/kg.

 

Aujourd’hui, campagne 2019/2020 :

Parcelle de  2 ha, 0.5 ha pour Mr Manet, 0.5 ha pour Mr Trainini et 1 ha pour Mr Piek.

 

Choix de la parcelle :

Parcelle la plus propre possible, sans trace de pourriture blanche (gamme) les autres années, précédent méteil. Les précédents paille ne sont pas recommandés car ils induisent une faim d’azote). Préférer les précédents pois, soja, lin, pois chiche…

Pour limiter la pourriture blanche, pratiquer une rotation d’au moins 5 ans et utiliser des semences certifiées.

 

Préparation du sol :

2 passages de déchaumeur en août,

Un passage de herse en septembre

Apport de 30 T/ha de fumier de vache de l’année,

Faux semis : 2 passages de vibroculteur en novembre

1 passage de sous souleuse

1 labour         

 Egoussage : Réalisé à la machine juste avant de planter.

 

Plantation :

6 décembre ( plantation tardif à cause de la pluviométrie de cet automne. L’avantage d’une plantation tardive, est la diminution du risque d’attaque de la mouche des semis.

Variété Jolimont, semence non traitée ( 2,9 € / kg). La semence bio a un coût de 5 € / kg

3 cm de profondeur, 8 plantes/ml

Planteuse 3 rangs Erme - Fabrice Trainini n’est pas pleinement satisfait de la planteuse. Certains plants sont déviés de l’axe ce qui peut être problématiques pour biner par la suite.

 

Fertilisation :

L’apport de fumier en préparation du sol couvre les besoins. Les agriculteurs présents qui ne disposent pas de fumier apportent de l’engrais organique à la plantation puis en janvier/février.

 

Desherbage :

1 passage de herse étrille se  fait  à 3 km/h, compter environ 45 minutes de travail pour la parcelle. Le passage de la herse permet une bonne aération du sol.

Le passage de la herse est passé en plein et permet de désherber sur le rang avant que le bulbe ne commence à grossier pour éviter de le blesser.

 

 

 

 

 

 

Un passage manuel est souvent nécessaire en fin de culture car il n’est plus possible de passer la herse étrille. Il faudrait tester  le passage de bineuse équipée de doigts Kress.

 

 

 

 

 

 

Irrigation :

L’ arrosage de la culture d’ail est à prévoir éventuellement

-  à la plantation si les conditions sont sèches pour favoriser la levée,

- au printemps pour favoriser le développement végétatif et la bulbaison,

- avant plantation pour ramollir le sol afin que le bulbe puisse grossir sans se déformer.

Les 2 ha sont irrigables, raccordés au réseau Coteaux de Gascogne.

 

La protection phytosanitaire :

En bio, le principal souci en culture est la rouille. Le CEFEL conduit depuis 3 ans des essais pour tester des produits phytosanitaires agréés en AB contre la rouille.

Actuellement des produits phytosanitaire à base de Cuivre sulfate (Bouillie bordelaise NC 20K et autres spécialités commerciales) et oxyde cuivreux (Hélio cuivre et autres spécialités commerciales) sont autorisés contre les bactérioses et le mildiou.

Pas de problème particulier de waxy et/ou de fusariose.

 

Récolte :

Récolte prévue dès que les 2/3 du feuillage sont secs, que  les conditions climatiques sont bonnes. Une présence importante de rouille déclenche une récolte plus précoce pour préserver les fanes pour la production de tresses.

 

Remarques :

Pour l’instant, par rapport au conventionnel, les coûts sont moindres car il n’y a pas ou peu d’intrants. Mais attention car  les semences achetées étaient des semences non traitées. Il faut également envisager d’embaucher de la main d’œuvre pour le désherbage. Il y a enfin, le risque  rouille qui peut impacter les rendements.

Pour l’instant, les producteurs  veulent rester libres, sans contrat avec les acheteurs tant que le marché le permet et ne passe faire de contractualisation. Leur expérience laitière les incite à ne pas contractualiser.

Démonstration

 

de la Herse Etrille :

 

 

La parcelle est maintenue propre grâce au passage de la herse étrille. Il s’agit d’une herse 12 m passée à 3 km / h de février jusqu’avant grossissement du bulbe (fin avril).
Le réglage de la profondeur du travail est important. Même si le plantes se couchent après passage, elles supportent bien la herse étrille et se redressent rapidement.

Au moment de la démonstration, le passage de roue du tracteur est un peu limite et une roue a risqué d’empiéter sur le rang d’ail.

 

 

 

La Chambre d'Agriculture de la Haute-Garonne est agréée par le Ministère en charge de l'agriculture pour son activité de conseil indépendant à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques sous le numéro IF01762, dans le cadre de l'agrément multi-sites porté par l'APCA.
Avant toute application d’un produit phytosanitaire : vérifier la validité des homologations sur :
http://e-phy.agriculture.gouv.fr/ ou contacter votre conseiller si vous n’avez pas accès à Internet.

Téléchargez les images
Partager ce message :
Facebook Twitter Linkedin Transférer
 
Ce message est envoyé à communication@haute-garonne.chambagri.fr par Chambre d'agriculture de la Haute-Garonne
Mettre à jour votre profil | Se désabonner | Engagements de confidentialité
 
Message Business, le facilitateur du marketing en ligne.